Phoque you!

wham

Margaux, faut pas la faire chier. Dans le cas contraire, mieux vaut être armé. Cette fille, ça devait être une caillera à Sarcelles dans une autre vie. Ou alors ses parents se sont trompés de berceau à la naissance. En tout cas, y’a un truc pas clair. Avec son petit corps et son minois de celle qui n’y touche pas, vous seriez surpris de la voir sauter à la gorge d’un mec pour une phrase de trop.

 Un vendredi soir de chaleur (chose tellement peu probable à Paris que ça mérite d’être précisé), Margaux est de sortie et bien décidée à ne pas rentrer seule. C’est sans compter pot de colle, le mec qui la piste depuis deux piges et qui ne veut clairement pas comprendre le sens du mot « non ».

Elle lui aurait bien mis une raclée, histoire de lui remettre les idées en place mais le problème du lourdo, c’est qu’il est souvent gentil. Vous voyez ce mec sympa, tellement sympa que ça arracherait même le cœur de Voldemor de lui faire de la peine.

« Tu es tellement jolie », « je vais te chercher une bière », « je me suis souvenu que tu préférais le rosé », « t’as un peu froid, tu veux mon pull ? », « et sinon, t’as fait quoi cette semaine ? ».

Je me suis tapé tout Paris, j’ai claqué le PIB du Pérou en chaussures, j’ai dit à mon patron d’aller se faire foutre et je vais te gifler si tu continues à me poser des questions. Voilà ce qu’elle lui aurait répondu s’il n’était pas si gentil. A la place, elle lui balance du demi-sourire, un brin d’acquiescement, un soupçon d’empathie. Et puis, quand il part lui chercher un énième verre de rosé dégueu, elle en profite pour faire les gros yeux à un type canon, qu’elle croise souvent et qui n’arrête pas de la mater. Des yeux qui disent : « par pitié sauve-moi du mec qui me lâche pas la jambe ».

Il ne se fait pas prier. Margaux lui explique la situation, le type semble amusé. Sa soirée peut enfin commencer. Elle a quand même un peu mal au cœur quand elle voit pot de colle, les mains chargées de rosé, l’air désemparé de la voir avec un autre. Ouais, elle a bien un pincement au cœur trois secondes, puis elle reprend sa conversation avec monsieur tu pues le cul.

Elle passe la soirée à lui parler, à le chauffer, à le faire rire. Et ça a l’air de marcher. Mais à deux heures du matin, il décide de rentrer. Sans elle, il bosse tôt le lendemain. Margaux se dit que faire durer le plaisir, après tout, c’est peut-être prometteur.

La semaine suivante, bon pied, bon décolleté, elle est au même endroit, bien décidée à mettre monsieur tu pues le cul au service du sien. Bonne nouvelle, le bel éphèbe est là, plus beau gosse que jamais. Elle lui fait un signe de la main. Le mec tourne aussitôt la tête.

 Grosse erreur, fallait pas contrarier Margaux. Surtout quand elle avait des plans avec toi. Elle arrive, lui tape à l’épaule, prête à lui en mettre une. Un mec s’interpose et lui balance : « Ecoute Margaux, t’es gentille mais maintenant tu vas arrêter de coller mon mec. Il a été sympa de venir t’aider la semaine dernière mais là, stop, tu le lâches. »

 Beau gosse est gay, bordel! Si elle en avait la force, Margaux s’auto-tannerait. Elle part, sans dire un mot, elle qui ne manque jamais de l’ouvrir.

 Elle croise pot de colle. «  Ca te dit de coucher avec un hétéro ? ».

Vous savez ce qu’elle lui a répondu?

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